Le management transverse, pour mieux gérer le travail collaboratif

Le management transverse, pour mieux gérer le travail collaboratif

Le travail collaboratif a le vent en poupe. Favorisé par le développement des nouvelles technologies, il permet une meilleure collaboration entre les membres d’une entreprise. Cependant, cette méthode de travail ne fait pas que des émules. En effet, elle peut donner lieu à certaines dérives : surcharge de travail, mauvaise gestion des priorités, sollicitations de tout ordre.

Le travail collaboratif et ses limites

Mieux collaborer pour optimiser les ressources

Le travail collaboratif part d’une idée simple : partager les compétences de chacun et optimiser les ressources de l’entreprise pour en améliorer la performance. Ainsi, si un de vos commerciaux est spécialisé dans les négociations B2B2C, c’est lui, dans le cadre du travail collaboratif, que vous allez solliciter pour ces sujets. En retour, ce même commercial pourra s’appuyer sur la compétence d’un de ses collègues sur un autre sujet. Vu ainsi, le travail collaboratif semble être un compromis idéal. Tout le monde y gagne : les salariés comme l’entreprise. Cependant, sous ses apparences vertueuses, le travail collaboratif n’a pas que des bons côtés.

Le revers de la réussite

Le travail collaboratif peut très vite atteindre ses limites et entraîner certaines dérives. L’exemple le plus flagrant étant la « sollicitation à outrance » d’un commercial compétent. En effet, plus un individu va se montrer efficace, plus on va lui confier de tâches. Ces sollicitations vont venir de plusieurs directions :

  • la hiérarchie directe ;
  • les collègues ;
  • les autres services.

Autant de sollicitations qu’en tant que manager, vous aurez du mal à identifier. En effet, vous ne serez pas systématiquement informé de tout ce qu’on lui demande. Mais une chose est sûre, ces sollicitations auront un impact sur la productivité de votre commercial. Pour répondre aux demandes, il devra se détourner de ses tâches principales. Il risque donc de se déconcentrer et de perdre en efficacité. Sans parler des risques de démotivation ou de  “burn out”… Dans ce cas, le cercle vertueux du travail collaboratif peut vite devenir vicieux.

La gestion par le management transverse

Un plan d’actions et une gestion des risques

Pour remédier à cette dérive, le management transverse demeure le meilleur remède. Il implique un pilotage serré et continu des projets et nécessite un suivi régulier. Pour ce faire, le management transverse se développe selon un plan d’actions en quatre étapes :

  • Initier le plan d’actions (déterminer son objet et identifier les enjeux).
  • Organiser (fixer les objectifs, recenser les ressources, estimer le temps, définir l’organisation, établir les rôles, les équipes, évaluer les risques et les résistances).
  • Piloter (contrôler les actions, suivre l’avancement, corriger et ajuster, communiquer).
  • Clore le projet (rassembler l’intégralité des informations liées au projet, analyser les points positifs et négatifs, proposer un plan d’amélioration et communiquer).

Grâce aux plans d’actions du management transverse, vos commerciaux pourront mieux s’organiser et mieux gérer leurs actions. Ils éviteront ainsi de se disperser ou de se faire “happer” par certaines tâches. Enfin, grâce aux indicateurs de pilotage que propose cet outil, vous pourrez adapter au mieux votre organisation à l’objectif à atteindre :

  • taille du projet ;
  • durée et délais ;
  • importance des enjeux ;
  • complexité technique…

Le travail collaboratif présente de nombreux avantages. Il peut être un élément favorable à la croissance de vos ventes. Cependant, il vous faudra bien l’encadrer pour éviter certaines dérives. Le management transverse vous aidera grandement dans cette tâche.

Crédit photo : FreeImages / fcl1971

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