Reverse mentoring : et si la génération Y formait les seniors au numérique ?

Reverse mentoring : et si la génération Y formait les seniors au numérique ?

Appelez-le reverse mentoring ou, dans sa traduction française, tutorat inversé : ce mode de transmission des savoirs, qui inverse la chaîne classique du tutorat, se développe de plus en plus dans les entreprises françaises. Il consiste à demander aux plus jeunes salariés, bien souvent issus de la génération Y, de former leurs aînés à l’utilisation des outils numériques. Quels sont ses avantages ? Comment s’y prendre ? Pourquoi est-ce que cela fonctionne ? Éléments de réponse.

 

Le reverse mentoring, c’est quoi ?

Même si la fracture numérique entre les générations tend chaque jour à se réduire un peu plus, le reverse mentoring se développe dans les entreprises. Il repose sur deux constats complémentaires :

  • la question de l’âge n’est plus déterminante dans le processus d’apprentissage des connaissances ;
  • les jeunes, que l’on dit — à tort ou à raison selon les cas — digital natives, sont les mieux placés pour enseigner aux plus seniors l’utilisation des outils numériques.

Le reverse mentoring consiste à demander à des jeunes d’apprendre à des salariés plus âgés à utiliser les outils numériques (applications, logiciels, réseaux sociaux, intranet…). Au centre de ce mode de transmission des connaissances, se trouve la génération Y. Récemment entrée dans le monde du travail, elle propose une utilisation différente du numérique et d’internet, plus instinctive, plus naturelle, bref, plus efficace. Cette génération « élevée au numérique » constitue en quelque sorte la condition de réussite de la transition digitale, que connaissent actuellement de nombreuses entreprises.

 

Les avantages du reverse mentoring

Le reverse mentoring présente de nombreux avantages. Nous en avons sélectionné trois, les plus importants — et ceux qui vous convaincront de mettre en place ce type d’apprentissage au sein de vos équipes :

  • Votre jeune coach va faire gagner un temps précieux à vos collaborateurs moins à l’aise avec les outils numériques, et accélérer leur courbe d’apprentissage sur les sujets en dehors de leur zone de confort et d’excellence habituelle.
  • Les jeunes de la génération Y sont demandeurs de collaboration, de responsabilisation et de reconnaissance. En prenant le rôle de mentors, ils se sentent valorisés et impliqués. Autant de sensations qui augmentent leur motivation et leur engagement.
  • Le reverse mentoring vous permettra de développer et de repérer vos futurs leaders, en les incitant à s’essayer à des problématiques managériales. De quoi préparer, petit à petit, le futur de votre entreprise.

 

Le reverse mentoring, une affaire d’évangélisation

Tout ça c’est bien, mais comment procéder ? Tout simplement, de la même façon que pour du mentoring « classique » : de façon ponctuelle, ou dans le cadre d’une formation en présentiel. Reste qu’il vous faudra, en tant que manager, passer du temps à convaincre vos salariés les plus âgés et les plus éloignés des outils du numérique de l’intérêt du reverse mentoring. Et de leur faire comprendre qu’ils peuvent, eux aussi, apprendre de ces petits jeunes qui viennent tout juste de quitter les bancs de l’université…

 

Et vous, pratiquez-vous le reverse mentoring ? Pour quels résultats ? Partagez votre expérience dans les commentaires, ils sont là pour ça !

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